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Articles et collaborations à des ouvrages (chapitres de livre)
par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)

Lire est toujours associé chez moi au plaisir des sens. Je me souviendrai toujours de mon professeur d'arabe qui n'ouvrait jamais un livre sans en contempler d'abord la couverture; il tournait ensuite la première page et semblait la caresser lorsqu'il l'aplanissait de sa main en s'apprêtant à nous la lire à haute voix. Il nous communiquait, par son geste, la jouissance que lui avait procurée le livre avant même de commencer sa lecture. « Une personne seule dans une chambre paraît toujours étrange, ce qui n'est pas le cas si elle est absorbée à lire », aimait-il nous dire.

Je comprenais que le livre était un excellent compagnon dans la solitude. Grâce à ce professeur de langue arabe, je reconnais très vite aujourd'hui ceux et celles qui ont une véritable affection pour les livres; c'est dans leur façon de les toucher qu'ils se révèlent à moi. Lire la suite


par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)
Alexandrie, la corniche, vue de l'hôtel Cécile. (Photo - Victor Teboul) 
Causerie prononcée à la 4e édition du Festival du Monde arabe de Montréal dont le thème portait sur «La culture arabe entre diversité et monolithisme».

Combien d’émotions me traversent depuis que j’ai appris que j’allais être parmi vous ce soir. Vous m’avez reconnu par mon accent, cette façon de parler qui nous distingue et qui est indubitablement d’Égypte. Enfin, me dis-je, des gens qui vont me reconnaître. Je n’aurai pas besoin de répondre à la question qu’on me pose depuis au moins 40 ans : d’où tu viens ? Et qui nécessite tant d’explications. Un cours d’histoire, presque. La question sur mes origines. Lire la suite

 


par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)

Je ne sais pas ce qu'est l'exil, je n'ai aucune idée du déracinement. Malgré mon accent à la Youssef Chahine qui me trahit, je ne me suis jamais senti égyptien, ni au Québec ni en Égypte, où pourtant je suis né. Je n'ai vécu que les onze premières années de ma vie à Alexandrie, et pourtant, pour quiconque me pose des questions sur mes origines, je suis et demeure égyptien. C'est là sans doute le paradoxe de plusieurs d'entre nous qui avons quitté très jeunes notre pays natal. Lire la suite


par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)
Mordecai Richler lisant Mythe et images du Juif au Québec.

Au Québec, plus de quinze après sa mort, Mordecai Richler continue encore de déranger. Alors qu’un film adapté de son roman, Barney’s version, a été accueilli favorablement par les critiques, et qu’on lui a consacré un nouveau documentaire et une biographie (en anglais, remarquez bien), une polémique a agité en 2010 les milieux culturels et municipaux montréalais. Une vieille garde nationaliste s’opposait à ce qu’on honore sa mémoire, en donnant son nom à une artère dans le quartier du Plateau où il avait vécu, prétextant que Richler avait fait injure à la nation québécoise en qualifiant les Canadiennes françaises de truies reproductrices. Lire la suite


par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)

Au cours de mes recherches pour connaître et m'apprivoiser l'histoire et la culture du Québec, j'ai été fasciné par le parcours et les réalisations de Québécois qui n'ont pas eu peur de défendre leurs idées, même si celles-ci étaient à contre-courant de la pensée dominante de leur époque. À cause de leurs prises de position, des penseurs tel Jean-Charles Harvey avaient été marginalisés par leurs contemporains et même par les historiens qui ont écrit plus tard sur la période des années 1930 et 1940. Je me suis intéressé très tôt à Jean-Charles Harvey, alors que les quelques articles qui lui étaient consacrés le taxaient de propagandiste fédéraliste !

On peut maintenant lire en version numérique, pour seulement $3.99, Jean-Charles Harvey et son combat pour les libertés. Pour plus d'informations, veuillez cliquer ICI.

Voir aussi Le Jour. Émergence du libéralisme moderne au Québec Lire la suite

 


par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)
En compagnie de Gérald Godin, poète et ministre au sein du gouvernement Lévesque, printemps 1981, lors d'une interview pour la revue Jonathan. Collection privée Victor Teboul.

 

Texte publié, sans les images, dans «50 ans Ensemble, Le Livre Sépharade, 1959 – 2009», ouvrage paru à l’occasion des célébrations marquant le Cinquantenaire de la présence sépharade au Québec, éd. Communauté sépharade unifiée du Québec, 2009, pp. 190 – 192.

 

Publier une revue juive de langue française s’adressant d’abord au public québécois et vendue dans les kiosques des grands centres du Québec, tel était le défi de la revue JONATHAN que j’ai fondée en 1981, lors de ma nomination au poste de directeur du chapitre montréalais du Comité Canada-Israël (1), chapitre qui adoptera, la même année, le nom de Comité Québec-Israël. Lire la suite


par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)

J’ai toujours été préoccupé par l’image que les média - y compris la littérature - projettent de nous. Agrandir la petite patrie est paru dans Le Devoir, le 20 janvier 1979 (p. 4). Le Parti québécois avait été élu au pouvoir à Québec en novembre 1976. J’y exprimais le souhait que la culture québécoise reflète les différences que commandait l’adoption de la Loi 101 qui, pour la première fois dans l'histoire, promulguait le français langue officielle du Québec. En matière de culture, les choses ont-elles changé, reflète-t-on aujourd'hui ce pluralisme que vivent tous les jours les Québécois ? À vous de juger. Je vous invite d’ailleurs à m’écrire sur ce sujet. «La Petite patrie» était aussi le nom d’une télésérie, très «tricotée serrée», diffusée à Radio-Canada, de 1974 à 1976. (-V.T., mise en ligne, avril 2011) Lire la suite


par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)

Vous sentez-vous vieillir?

Moi, non plus. Lire la suite


par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)

J’ai fondé Jonathan en 1981, avec comme ambition de faire émerger au Québec une pensée juive québécoise de langue française. Cela tout en sensibilisant le public québécois à l’attachement qu’éprouvent les Juifs du Québec à l’égard de l’État d’Israël. Revue paraissant  tous les mois, sauf en été, elle a été publiée de 1981 à 1986. Vendue en kiosque partout au Québec, elle était lue aussi en Israël. Ses collaborateurs et collaboratrices provenaient du Québec, de France et d'Israël. Elle se voulait d’un esprit indépendant vis-à-vis des institutions communautaires. Une pensée juive et québécoise a-t-elle émergé depuis ? J’attends et espère recevoir vos commentaires …Voici l’éditorial que je signais dans le premier numéro de Jonathan. Lire la suite


par Victor Teboul, Ph.D. (Université de Montréal)

Retrouvez cet article dans l'essai Libérons-nous de la mentalité d'assiégé  en cliquant ICI. Le texte s'intitule dans ce livre «Pourquoi les Juifs ne s'identifient pas au Québec».

Suite à la publication de Mythe et images du Juif au Québec, j’avais été sollicité à prononcer plusieurs conférences sur les rapports entre Juifs et Québécois. L’arrivée au pouvoir en 1976 du Parti québécois, qui préconisait la souveraineté du Québec, rendait les rapports pour le moins tendus avec la communauté juive dont la grande majorité de ses membres avait été formée par les institutions de langue anglaise (écoles, universités, médias). Lire la suite


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