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Québec : présence juive et représentations romanesques

par Victor Teboul
Ph.D. (Université de Montréal)
Photo : Christopher DeWolf. http://www.urbanphoto.net/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte de ma conférence au Colloque Les relations judéo-québécoises : identités et perceptions mutuelles» organisé par Gérard Bouchard, au Temple Emanu-El-Beth Sholom, de Montréal.

J’ai choisi de traiter de deux œuvres qui représentent, à mon avis, à la fois des époques importantes de la littérature québécoise et des moments tout aussi importants des rapports entre Juifs et Québécois. Il s'agit d'Aaron d'Yves Thériault et de Babel, prise deux de Francine Noël. Je suis attaché au roman d'Aaron d'abord pour des raisons personnelles. En publiant Mythe et images du juif au Québec (1), j'avais créé un certain malaise, peu habitué qu'on était à ce qu'un «étranger» pose un regard critique sur les perceptions et idées reçues que véhiculaient de nombreux romans québécois. Le seul avec qui j'avais pu entamer un dialogue fut Yves Thériault. Il avait publié un article élogieux d'une franchise désarmante dans l'hebdomadaire Le livre d'Ici (2), même si, dans mon essai, je m'étais montré plutôt sévère à l'endroit de certains passages de son roman.

Mais j'avais découvert aussi, en écrivant ce livre, que nous vivions au Québec — Juifs et Canadiens français — dans des zones parallèles où nous nous frôlions, sans vraiment nous connaître, et qu'il y avait certains lieux bien gardés qu'il ne fallait pas transgresser. Un de ces lieux était la littérature. Je sentais que j'avais violé une entente implicite existant entre deux communautés qui ne parlaient pas la même langue.

Plus tard, j'ai eu le plaisir de m'entretenir avec Thériault à quelques reprises, à l'occasion d'une série sur la communauté juive que je préparais pour Radio-Canada; cet entretien fut reproduit dans la revue Jonathan, dans les années 1980 (3). Je pense que l'ouverture et l'humilité dont il a fait preuve sont à la base même de ce que représente le dialogue.

Je dois vous avouer aussi que, lorsqu'il s'agit de dialogue, je ne sais trop avec laquelle de mes identités je devrais dialoguer. En tant que Québécois — même si je n' en ai toujours pas l'accent — je suis mal à l'aise lorsqu'on dresse le bilan annuel des incidents antisémites au Canada, dans lequel on compare le Québec aux autres provinces. Lorsqu'on découvre que le Québec figure au bas de cette échelle de statistiques ou qu'aucun incident n'a eu lieu chez nous, je me dis Barouh Hachem ! Dieu merci ! Mais je ne sais toujours pas laquelle de mes deux identités est la plus soulagée !

Moi, comme tant d'autres qui ne font pas partie des statistiques, je me situe dans cette zone grise, dont on parle peu, qui correspond à cette identité de Québécois montréalais chez qui coexistent plusieurs appartenances.

J'inclurais dans cette identité plurielle celle des jeunes Québécois dont un des parents appartient à l'un ou l'autre des groupes — Juif ou Québécois francophone de souche, comme on dit —, ensuite ceux dont les deux parents sont juifs et qui, étant le produit de la Loi 101, ont fréquenté les écoles de langue française et, finalement, les Juifs anglo¬phones dont le niveau de connaissance du Québec est plus élevé aujourd'hui qu'il ne le fut autrefois.

Ces nouvelles réalités — j'allais dire virtuelles — font que ces Qué¬bécois ont plusieurs appartenances simultanées qui ne sont pas encore toujours prises en compte comme telles dans les productions culturelles qui nous renvoient une image médiatisée de nous-mêmes.

Parfois en écoutant l’émission de télévision La petite vie, et sans vouloir trop compliquer la vie à «popa» et «moman», je me surprends à rêver à toutes les situations cocasses possibles s'ils avaient aussi des voisins «étrangers». On sait comment Seinfeld, The Nanny et tant d'autres émissions américaines jouent avec ce thème de la différence culturelle. Pourquoi pas chez nous ? On dirait que l'on demeure toujours dans des mondes culturels qui se croisent à l'occasion, mais sans vraiment s'interpénétrer. Il y a évidemment des exceptions à cela comme la télésérie Le Pollock, qui a été diffusée aux Beaux Dimanches, à la télévision de Radio-Canada, à l'hiver 1999. Il est utile donc de rappeler aussi le rôle que joue la télévision dans le façonnement des représentations de nous-mêmes.

Cela dit, et au risque de paraître contradictoire, la communauté juive est très présente au Québec. Je suis toujours fasciné par l'intérêt qu'elle suscite. Aucune autre communauté ne reçoit autant d'attention.

Mais, faut-il aussi reconnaître, cela prend un certain courage, lorsqu'on n'est pas juif, pour traiter de questions relatives aux Juifs. Comment ne pas craindre en effet la réaction de tel ou tel organisme de notre communauté ?

Les susceptibilités, qui existent de part et d'autre, expliquent sans doute, — et seulement en partie — que, sur le plan des représentations populaires, nous hésitions à traiter de ces aspects.

Tout le monde sait aussi que la communauté juive suscite l'admiration. Notre hôpital est un modèle d'efficacité, et non seulement pour madame Marois, mais aussi pour Denys Arcand, si on se souvient de son film, Jésus de Montréal.

Pour citer le rabbin Stern, ce rabbin qu'on a appelé « œcuménique » et qui a été pendant plus de 50 ans au cœur même de cette synagogue qui nous accueille, ce qui est essentiel dans le dialogue, c'est non seulement la tolérance, mais l'appréciation de l'autre (4). Je pense que c'est ce qu’Yves Thériault a fait en écrivant Aaron.

Cette œuvre, dont la première version parut en 1954, me semble très pertinente pour ce qui touche aux rapports entre Juifs et Québécois. On pourrait schématiquement rappeler que deux personnages sont au centre de ce roman. Il s'agit essentiellement d'un vieux juif religieux qui tente de retenir dans l'orthodoxie son petit-fils dont il a la garde. Thériault percevait le conflit qui oppose les deux personnages comme un antagonisme entre la rigidité de la tradition et les attraits du monde moderne. Quoique cette dichotomie appellerait quelques nuances, la démarche de Thériault était tout à fait novatrice.

Ainsi, la transcription phonétique de mots hébreux, sans autre forme d'explication, me semble un excellent exemple de cette dimension transculturelle de l'œuvre, comme on dirait aujourd'hui. Dans l'édition de 1965 sur laquelle je me suis basé pour ce court exposé, on peut lire des mots comme mohel, bar mitzva, kaddish ou même Adoshem ou Adonaï (plutôt que Yahwe), comme si Thériault s'adressait à un lecteur juif. Et Aaron, son jeune personnage, s'exprime dans un français international. Ceci dans un contexte littéraire où souvent les Juifs de nos romans de cette époque baragouinent plutôt le français.

En fait, on pourrait reprocher à Thériault que ce sont les Canadiens français qui sont caractérisés comme parlant mal leur langue. En plus, ces derniers, comme d'ailleurs certains personnages d'origine étrangère, sont hostiles aux Juifs et ce sont eux qui les poussent à se retrancher dans le monde du commerce et de la finance.

Dans cet article paru dans Le livre d'ici, que je mentionnais plus tôt, Thériault rappelait que l'histoire d'Aaron, qui était d'abord destinée à la radio, lui valut des appels hostiles de la part de certains auditeurs qui lui reprochaient sa dénonciation de l'antisémitisme. On peut considérer finalement Thériault comme ayant été assez courageux d'avoir voulu dénoncer des attitudes courantes dans certains milieux, alors que l'écriture était son gagne-pain. En m'entretenant avec lui, je me rendais compte de son attachement pour la communauté juive. On lira aussi avec profit les entretiens qu'il accordait à André Carpentier où il évoquait son enfance et ses escapades, au cours desquelles il fréquentait régulièrement la synagogue le samedi et y suivait même des cours d'hébreu le dimanche (5) !

On éprouve beaucoup de sympathie pour ces deux personnages, ce qui montre bien comment Thériault a su se mettre dans leur peau. Le débat entre l'orthodoxie et le mouvement réformiste, qui est au centre du roman, trouve des échos aujourd'hui en Israël même.

Il est intéressant de noter par ailleurs que la désaffection du personnage d'Aaron vis-à-vis de la religion se double également d'un refus du yiddish. On sait que ce débat avait cours aussi en Israël durant les années qui ont suivi l'indépendance. Ici, dans l'univers de Thériault, c'est entre le yiddish et l'anglais qu'a lieu le conflit, puisque Aaron s'élève contre une langue qui le singularise.

Why do you speak Yiddish to me ? demande-t-il à son grand-père dans un moment de révolte. Isn't English good enough ? Why don't you speak white, like everybody else around here? (p. 28.)

Thériault n'exprimait-il pas ainsi l'angoisse ressentie face à la disparition d'une langue ? Le yiddish paraît ici inextricablement lié à la religion juive. Aaron sera sévèrement réprimandé par son grand-père qui lui dit : (...) devant le père de ton père tu croiras à ta langue et à ton sang ! (p. 28.) À tel point qu'on pourrait se demander si Thériault n'exprimait pas des préoccupations qui étaient autant juives que canadiennes-françaises. Ne trouve-t-on pas en effet ici des échos du credo de l'époque, à l'effet que la langue est gardienne de la foi? Le parallèle est frappant, car c'est à partir de ce moment qu'Aaron sera sensibilisé, ne serait-ce que temporairement, à la nécessité de s'inscrire à l'école de la synagogue.

Il y a aussi une certaine candeur dans ce roman lorsqu'on le relit aujourd'hui, peut-être à cause de cette période qui précédait la Révolution tranquille. Le Canada est le pays des deux peuples fondateurs ; les jeunes personnages juifs, parfaits bilingues, aspirent à devenir Canadiens et choisissent l'anglais comme langue d'ascension sociale. L'idée d'une nation québécoise n'est pas encore prépondérante. Je posais d'ailleurs la question à Yves Thériault, dans cet entretien auquel je faisais allusion tout à l'heure. Aaron aurait-il aspiré à devenir Québécois s'il avait écrit son roman en 1981? Thériault qui, comme on sait, ne prenait pas nos différends politiques très au sérieux (au référendum de 1980, il avait signé deux pétitions, l'une en faveur du OUI, l'autre pour le camp du NON (6) ), m'expliquait que cela ne lui paraissait pas important à l'époque. L'important c'était qu'il devienne nord-américain. Il (Aaron) est de langue anglaise par voix de majorité, me précisait-il, par force de majorité (7).

Aaron, qui désire réussir à tout prix, finit par rejeter l'orthodoxie et changer de nom.
Près de 40 ans séparent la première version d''Aaron, parue en 1954, de Babel, prise deux de Francine Noël, paru en 1990, oeuvre qui porte aussi comme sous-titre, il est pertinent de le signaler, Nous avons tous découvert l'Amérique.

Le roman de Francine Noël a été publié deux ans après la controverse soulevée par le projet de construction d'une synagogue dans la ville d'Outremont. Précisons que des personnages juifs apparaissent aussi dans les autres œuvres de Francine Noël, quoique leur présence ne soit pas aussi significative que dans Babel, prise deux. Le roman, dont le titre fait allusion au récit de la Genèse, soulève des questions relatives à l'intégration des cultures dans un Québec français. Il s'étale sur une année, soit de février 1988 à février 1989. On se souviendra que, sur le plan des relations interethniques, un climat tendu prévalait durant cette période, alors que la Cour suprême du Canada avait invalidé certaines clauses de la Loi 101 et que le controversé documentaire Disparaître était diffusé aux Beaux Dimanches sur les ondes de Radio-Canada.

On sait que les personnages « étrangers » sont très présents dans les œuvres de madame Noël, même s'ils ne jouent pas un rôle aussi central que dans les œuvres de Thériault. Il faudrait consacrer une étude spécifique à ces personnages. Notons au passage les prénoms «étrangers » de plusieurs de ses héroïnes qui s'appellent Myriam, Sara ou, comme dans Babel, prise deux, Fatima (8).

Rappelons, très schématiquement, que ce roman est un journal intime tenu par deux personnages, appartenant à la génération des trente à quarante ans, qui habitent Outremont et deviendront amants. Je me suis surtout attaché aux pages où Fatima Gagné se raconte et qui occupent la plus grande partie de l'œuvre.

Montréal est ici une ville formée d'îlots, où tous les nouveaux arrivants — Grecs, Italiens, Chiliens — perdent leur langue et leur culture, et finissent par parler anglais. On ne sera guère surpris, alors que la narratrice est orthophoniste et qu'elle se préoccupe de la survie de la langue française, qu'elle ait aussi parmi ses patients une adolescente francophone, issue en plus d'une famille péquiste, qui a perdu l'usage de la parole et qui préfère suivre sa thérapie en anglais, la langue de son fiancé, lui-même d'origine italienne.

Les Juifs semblent faire exception à la règle, puisque les Hassidim conservent leur langue — le yiddish — et bien entendu leur culture et ont, comme dans la vraie vie, des familles nombreuses. Mais les Juifs non pratiquants détiennent aussi la clé de la survie. Allan, le confident et amant occasionnel de la narratrice, lui dira d'ailleurs : « Nous autres, Juifs, nous avons l'habitude de jongler avec les langues, de glisser de l'une à l'autre. Parfois, ajoute-t-il, ça nous permet de tirer notre aiguille du jeu.» (p. 110)

C'est comme si Francine Noël répondait à Yves Thériault. Ce ne sont plus les Juifs qui perdent leur identité, encore moins les Juifs orthodoxes, ce sont plutôt les Québécois francophones qui risquent de perdre la leur. On remarquera aussi que ces derniers non seulement ne parviennent pas à trouver leur place dans cette nouvelle Babel où domine l'anglais, mais qu'en plus le milieu ambiant ne reconnaît pas leur spécificité. Tout au long du roman, la narratrice est obsédée et frustrée par l'indifférence de ses voisins orthodoxes qui vivent à ses côtés sans jamais reconnaître son existence.

Plusieurs courants de pensée des années 1980 traversent cette œuvre admirablement construite, comme le féminisme, la liberté des mœurs, la pluralité des cultures, mais aussi — et surtout — la fin des certitudes. L'univers québécois est aux antipodes du monde des Hassidim. Ces derniers représentent la tradition et la pérennité — comme aussi l'homogénéité et l'imperméabilité — dans un contexte où la texture sociale des Québécois est en dislocation. On assiste en effet à plusieurs échecs: échec du couple, échec de la famille, échec de l'amour durable. Reste l'amitié. Mais même celle-ci, découvre-t-on à la fin du roman, est éphémère, puisque l'unique amie de la narratrice meurt dans un accident d'avion.

Je me suis souvent demandé en lisant ce livre lesquels des deux étaient les plus isolés: les personnages québécois ou les Hassidim ? D'autant plus que la narratrice nous décrit «l'atmosphère de liesse» de ses voisins, à l'occasion de la fête de Purim (p. 22) et qu'elle rêve d'être invitée chez eux pour goûter aux latkes.

Paradoxalement, on ne s'interroge pas, à la lecture du roman, sur les choix linguistiques des Hassidim, à l'effet, par exemple, qu'ils parlent yiddish et anglais, plutôt que français. En fait, à l'exception de leur indifférence et d'un certain côté envahissant qu'elle perçoit en eux, la narratrice leur reproche finalement très peu de choses. Dans ses mono¬logues, elle en vient même à les défendre lorsqu'elle réagit aux propos désobligeants de sa voisine — québécoise et francophone — qui ne cesse de se plaindre d'eux.

Si aucun échange ne s'avère réalisable avec les Hassidim et qu'aucune question ne se pose sur leur appartenance, à l'inverse, la question de l'identité surgit dès qu'un dialogue est possible. Très significatif à cet égard est le personnage de Allan.

En tant que Juif non pratiquant, ce dernier entretient des échanges avec Fatima Gagné sur un terrain neutre. Il joue aussi auprès d'elle le rôle d'initiateur au monde juif et lui sert même d'exutoire en la soulageant de l'agressivité qu'elle éprouve vis-à-vis de l'indifférence glaciale des Hassidim. On l'imagine anglophone à cause de son prénom, de son apprentissage «local» du français et de la particularité colorée de ses expressions. Mais son identité d'anglophone n'est pas sa caractéristique dominante. Ce qui nous intéresse en lui, c'est qu'il confronte Fatima Gagné à la diversité juive. Orthophoniste comme la narratrice, il parle le même langage qu'elle et fête même la Saint-Jean. C'est tout juste s'il n'est pas indépendantiste. Le personnage est intéressant parce que, malgré tous ses efforts, son entourage, lui avoue-t-il, ne le considère pas Québécois. Le fait qu'il parle français constitue une curiosité pour ses interlocuteurs (francophones) qui persistent à lui demander où il l'a appris, et le prennent même pour un Arabe...

Confident et amant occasionnel d'une Fatima particulièrement active sur le plan des relations sexuelles, Allan est agacé également par son obsession des Hassidim, pratiquement son seul sujet de conversation en sa présence. Tout en reconnaissant, dans son journal, qu'Allan «est bien d'ici et ne nous méprise pas», elle note aussi «Je l'ai encore questionné sur les Hassidim.» (p. 186) On comprend qu'Allan se plaigne qu'elle le confine « à sa culture d'origine» : « Je ne suis pas que juif (...) Je ne suis pas juif à plein temps» lui rétorque-t-il, (p.186, souligné dans le texte.)

C'est donc vous dire le plaisir que j'ai ressenti à lire cette œuvre polyphonique de Francine Noël, riche d'enseignement.

Signalons aussi que, même si le roman ne se termine pas par un happy end, le pessimisme d'une bonne partie de l'histoire est compensée, dans la dernière partie, par plusieurs notes positives. Ainsi, une femme orthodoxe finit par sourire à la narratrice en même temps que surgissent les chiffres 101 en superposition du mot STOP, sur les panneaux rouges de signalisation. La narratrice découvre aussi que les légendes de sa grand-mère Gagné tirent leur origine des sources talmudiques et l'échec de Babel est racheté par l'esprit de la Pentecôte, où la diversité des langues ne fait plus obstacle à l'unité du monde.

Finalement, ces deux œuvres, écrites à des époques très différentes, font appel à notre sensibilité et à notre intelligence. Les choses étaient peut-être plus simples et plus claires autrefois, si l'on se fie à l'itinéraire d'Aaron ; elles deviennent plus complexes dans un Québec français où coexistent plusieurs cultures. Il faudra apprendre, comme le font dans une certaine mesure ces deux œuvres, à intérioriser nos histoires respectives, à faire sienne l'histoire de l’«autre». Il ne suffit pas, comme le dit Fatima Gagné «d'aimer un pays pour en être» (p. 375).

Le Colloque «Les relations judéo-québécoises : identités et perceptions mutulelles» eut lieu le 25 mars 1999. Le texte ci-dessus a été publié dans Juifs et Canadiens français dans la société québécoise, Septentrion, 2000.

Notes

Les citations de Babel, prise deux et d'Aaron sont tirées des éditions suivantes : NOËL, Francine, Babel, prise deux ou Nous avons tous découvert l'Amérique, VLB éditeur, 1990. THERIAULT, Yves, Aaron, Éditions de l'Homme, 1965.


(1). Éditions de Lagrave, 1977, 234 pages.
(2). Paru dans Le livre d'ici, 12/07/78, vol. 3, n° 40.
(3). «Écrire Aaron» dans Jonathan, juin 1982, p. 15 à 18.
(4). Voir Andrée POULIN, «Le rabbin Stern: l'apôtre de la tolérance» dans Jonathan, février 1985, p. 26.
(5). Yves Thériault se raconte, entretiens avec André Carpentier, Montréal, VLB, 1985. (Y. Thériault est décédé en 1983.)
(6). Ibid., p. 11, note 5.
(7). «Écrire Aaron» dans Jonathan, juin 1982, p. 18.
(8). En souvenir, nous dit-on de la grand-mère du personnage qui attendait « de grandes consolations du secret de Fatima », du nom de la ville au Portugal où serait apparue la Vierge, (cf. p. 112.)

© Victor Teboul. Aucune reproduction n'est autorisée de ce texte sans autorisation explicite de ma part.



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